Archive for mars 2009

Cahier de chansons pour manifestation anti-LRU

mars 31, 2009

Voici le cahier de chant pour manifestation anti LRU réalisé par le collectif Bib’Bang de Paris 8

cahier_chansons_bibbang_3emeed

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Tract 2 avril

mars 31, 2009

Le 2 avril 2009, les BIATOSS (se) manifestent !

BIATOSS : Bibliothécaires, Ingénieurs, Administratifs, Techniciens, Ouvriers, de Service et de Santé :

Solidaires des Enseignants, Chercheurs et Etudiants, et unis avec eux dans la lutte contre la liquidation des Services Publics de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, nous sommes les « Invisibles » de l’Université, ceux dont on ne parle jamais…

Pourtant, nous sommes partout ! Nous veillons aussi bien à la sécurité des personnes, qu’au maintien des locaux, à l’organisation et la gestion de services, de cours… Nous gérons aussi la comptabilité, les personnels, les carrières, les paies, les outils informatiques, la documentation nécessaire aux études… La liste est longue… en bref, nous sommes formés pour répondre aux attentes des usagers et oeuvrons pour la bonne marche de l’université.

Pour faire voir ce que serait l’avenir de l’Université sans nous (mais avec la RGPP et la LRU !)

LE 2 AVRIL SERA UNE OPERATION « BUREAUX VIDES »

GREVE DU 2 AVRIL :

RETROUVONS NOUS TOUS ENSEMBLE

14 H A ….

COORDINATION DES BIATOSS 31/03/2009 Contacts : https://biatossenlutte.wordpress.com/

Merci de ne pas jeter sur la voie publique

tract_2_avril

La LRU et le catalogage : exemple vécu

mars 31, 2009

Il y a quelques années, j’ai été catalogueuse au sein de diverses bibliothèques universitaires. J’ai aussi été catalogueuse pour une société privée. Les bibliothécaires la connaissent puisque c’est cette société qui signale, en ligne, toutes les nouvelles parutions. Appelons la E.

De cette façon, j’ai pu comparer le catalogage en secteur public et en secteur privé.

La LRU prévoit une baisse du nombre de postes dans la fonction publique et un recours accru au secteur privé pour tous les savoir-faire bibliothéconomiques, y compris le catalogage.

C’est pourquoi je me suis dit qu’un témoignage sur le poste de catalogueur dans le privé pouvait intéresser certains d’entre nous.

La sous-traitance :

La société E. ne réalise pas elle-même le catalogage des nouveautés : elle sous-traite.

J’ai travaillé quelques mois chez un de ces sous-traitants, à Paris ouest.

Puis j’ai travaillé quelques mois chez un autre de ces sous-traitants, toujours à Paris, dans l’est.

Premier sous-traitant :

Le premier sous-traitant est une société assez importante de conseil et prestations en bibliothéconomie.

Ce sous-traitant avait, à l’époque où j’y travaillais, un contrat exclusif avec E : toutes les notices d’E. venaient de chez ce sous-traitant.

Les catalogueurs étaient embauchés à environ 1500 euros net pour 39 heures de travail hebdomadaire.

Mais le nombre de notices à l’heure ne convenant pas à E., E. a préféré multiplier le nombre de ses sous-traitants et s’adresser à de plus petites sociétés.

Le sous-traitant chez lequel je suis ensuite allé travailler réalise une part importante de son chiffre d’affaires avec E.

Deuxième sous-traitant :

Les catalogueurs sont embauchées en CDI au smic et au 4/5ème, soit 6 heures par jour sur cinq jours, de 8 heures à 14 heures ou de 14 heures à 20 heures, en alternance une semaine sur deux. Le revenu mensuel net était à l’époque, en 2005, de l’ordre de 860 euro nets.

Le recours aux heures supplémentaires est fréquent. Ces heures sont payées avec une majoration de 25%. Ainsi, en travaillant une dizaine d’heures par jour, il était possible de finir le mois à près de 1500 euros nets.

Les conditions de travail :

Chaque catalogueur dispose d’un PC équipé du logiciel de catalogage de la base E ainsi que d’un accès au site Rameau de la BNF. Il prend en charge, au fur et à mesure de leur arrivée, des caisses de livres récents qu’il traite aussi vite que possible.

Le nombre de notices réalisé par heure et par catalogueur est défini par E. Au début de mon contrat, en juin 2005, la production demandée était de quatre notices par heure. Il s’agit de notices bibliographiques complètes incluant un résumé de 250 mots, indexation Dewey et Rameau.

Il est évident qu’un rythme d’une notice par quart d’heure implique une faible qualité. Chaque jour, un certain nombre de notices sont vérifiées par E et chaque semaine, le nombre de fautes commises par chaque catalogueur est remonté par E. à son sous-traitant.

Le poste que j’occupais avait été précédemment occupé par une personne licenciée au bout de quelques semaines, E. jugeant ses performances trop médiocres. Cette personne succédait elle-même à une autre personne licenciée pour les mêmes raisons.

Lors d’une des réunions hebdomadaires entre E. et son sous-traitant, un catalogueur a évoqué le problème de la qualité des notices, expliquant qu’un quart d’heure n’est pas suffisant pour réaliser une notice de qualité. Cette personne a dit sa crainte que la baisse de qualité des notices ne convienne pas aux bibliothécaires, qui se servent de ces notices pour faire leurs acquisitions. E. lui a répondu que son objectif n’était pas la satisfaction des bibliothécaires mais un nombre toujours plus élevé de notices dans la base.

E. a justifié cette faible prise en compte des besoins des bibliothécaires par le fait que les bibliothécaires ne peuvent se passer de la base E. En effet, E. est seule à proposer une bibliographie commerciale courante. On appelle ça, dans le privé, « un marché captif ». Les bibliothécaires sont contraints d’accepter les notices de la base E. même si leur qualité est médiocre. Aucun effort qualitatif ne semblait donc économiquement utile à E.

Conditions particulières : la rentrée littéraire :

En juillet 2005, E. a demandé aux catalogueurs de passer de quatre à cinq notices par heure. En effet, la rentrée littéraire s’annonçait encombrée.

Fin juillet, E. a demandé à son sous-traitant que les catalogueurs ne prennent si possible pas leurs vacances en août, afin d’absorber l’afflux de nouveautés. Cette exigence a créé des tensions au sein de l’équipe, certaines catalogueurs ayant déposé leurs congés depuis longtemps et pris des réservations pour leurs vacances.

Pendant le mois d’août, nous avons eu un certain nombre de questions techniques à poser à E. Nos appels téléphoniques sont restés sans réponse, l’essentiel du personnel d’E. étant en congé.

Il faut savoir que le code du travail ne désigne pas les mois de juillet et août comme des mois privilégiés pour les congés. De même, poser ses congés avec des mois d’avance ne garantit pas qu’ils pourront être pris. Un employeur peut très bien exiger de ses employés, et à n’importe quel moment, qu’ils prennent leurs vacances en dehors des périodes habituelles de congé d’été.

Situations de conflit :

Quand un conflit oppose un catalogueur et son employeur sur un sujet quelconque, quels sont les moyens que peut utiliser l’employeur pour régler le conflit ? Du moins, ceux que j’ai vu employer ?

Le premier d’entre eux est la suppression des heures supplémentaires. Ces heures sont accordées par l’employeur, lequel peut décider de les retirer quand il le souhaite. Le catalogueur passe ainsi de 1500 à moins de 900 euros nets mensuels.

Le second est le licenciement, facilité par le fait qu’une seule offre d’emploi en catalogage entraîne 180 réponses. Du moins, ça a été le cas lors de mon embauche en 2005 : mon CV a été sélectionné parmi 180.

Bien sûr ces décisions, suppression des heures supplémentaires et licenciement, ne viennent pas directement d’E. Elles sont prises par le sous-traitant à la demande d’E., sachant que le sous-traitant pour lequel je travaillais dépendait d’E. pour sa survie économique. Aussi mon employeur se contentait-il de répercuter sans objection les demandes d’E.

J’espère que cette exemple semblera parlant à tous. Cet exemple n’a pas l’ambition d’être représentatif de quoi que ce soit : il s’agit simplement de ce que j’ai pu constater comme relations entre une grosse société en position de monopole, des sous-traitants à faible capacité financière et des employés peu ou pas protégés.

Par Catherine

L’Europe mais pas seulement

mars 31, 2009

Si vous voulez avoir une idée un peu plus précise de la « chose » contre
laquelle vous êtes mobilisés, regardez sur le site de l’Organisation
Mondiale du Commerce :

http://www.wto.org/French/tratop_f/serv_f/s_propnewnegs_f.htm#education

Faites « recherche » dans la proposition sectorielle « Services
d’éducation » et vous aurez, en lisant le résumé des fiches par pays,
une petite idée de ce que peut signifier le terme de privatisation de
l’enseignement de la maternelle à l’université. Les négociations sur
ce sujet s’effectuent dans le cadre général de l’Accord général sur le
commerce des services et elles consistent principalement dans la
démolition des barrières qui empêchent les « entreprises d’éducation »
de s’installer librement dans chaque pays membre.
En fait il s’agit de faire sauter le carcan des services publics
d’éducation qui nuisent à la pleine concurrence.
Et je pense qu’il faut resituer dans ce contexte – pour ceux que ça
intéresse 🙂 – le pourquoi du comment de l’obstination des pays de
l’union européenne à « réformer » leur système éducatif. Au niveau de
l’OMC on ne négocie pas sur des concepts idéologiques : si un pays ne
veut pas ouvrir à la concurrence internationale le marché de ses
services, il peut subir des représailles financières et commerciales
qui enfoncent sérieusement le plateau de la balance.

Bonnes réflexions

Par Fry

Cinq président(e)s d’Université appellent à la mobilisation

mars 31, 2009

27 mars 2009


Quatre présidents d’université appellent à la mobilisation

27

mars

2009

Hier, réunis au colloque annuel de la Conférence des présidents d’université, les présents ont lancé un appel à la reprise des cours. Quatre de leurs confrères, et pas des moindres puisqu’il s’agit de Pascal BINCZAK, (Paris 8 Vincennes), Bernadette MADEUF (Paris-Ouest-Nanterre), Georges MOLINIE (Paris IV La Sorbonne) et Philippe ROLLET (Lille -I) – ont décidé de leur répondre vertement.

Ajout à 16h 40  de la signature de ce texte de la présidente de Montpellier-3 Paul Valery, Anne Fraïsse.

Tonnerre de Brest ! La Conférence des Présidents d’Université (CPU) tient depuis le mercredi 25 mars son colloque annuel, à Brest. Pendant ce temps, nos ministres de tutelle maintiennent le cap des réformes que la communauté universitaire, après huit semaines de mobilisation, continue massivement à rejeter. Pendant que les présidents réunis à Brest appellent clairement les universitaires à rentrer dans le rang au prétexte que leurs principales revendications auraient été satisfaites, nos universités voient dans les faits le mouvement en cours se poursuivre, voire s’amplifier, avec une détermination et une inventivité étonnantes. Nous, présidents d’université responsables, avions hésité à participer à ce colloque brestois de la CPU que nous jugions pour le moins inopportun… et qui ressemble ces jours-ci  à une fuite à Versailles !
Le dernier communiqué de la CPU, ainsi que les conditions dans lesquelles se tient son colloque, justifient amplement nos préventions. En capitaines de navires qui traversent une tempête comme l’université n’en a pas connue depuis 1968, nous considérons que notre devoir est de rester sur le pont, solidaires de nos collègues enseignants-chercheurs et personnels administratifs, solidaires de nos étudiants.


Cet « Appel de Brest » lancé mercredi par la CPU invitant unanimement à la reprise des cours et de l’organisation des examens, sonne comme une réponse à
«l’Appel de la Sorbonne» que nous avions lancé le 9 février, par lequel nous appelions les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à «retirer tous les projets de réformes controversés» et à organiser une véritable concertation pour construire sur de meilleures bases l’avenir de nos institutions universitaires. Ce communiqué n’a donc été voté qu’à l’unanimité des présidents présents à Brest et n’exprime donc nullement une position unanime de l’ensemble des présidents d’université.

Notre sens de la responsabilité nous conduit également à regarder les circonstances avec les yeux de l’honnêteté, à dénoncer le fait que nos ministres n’ont toujours pas pris la mesure de la situation, à regretter l’étrange surdité de certains collègues qui depuis le phare de Brest croient observer que le «champ de la concertation» a réellement été ouvert et qu’il convient donc que les universités reprennent leur activité normale… Fermez le ban !


Pour ce qui nous concerne, nous constatons que la réforme dite de la «mastérisation» reste confuse dans l’organisation qu’elle propose pour les concours de recrutement et que ce projet est maintenu dans des termes et des principes que nous continuons à rejeter comme nocifs tant à la qualité qu’à la cohérence de la formation des enseignants des premier et second degrés. Les dernières propositions du ministère génèrent une confusion pointée par tous les acteurs de la formation des enseignants en prétendant échanger un recul dans la mise en place des nouveaux concours contre une mise en place immédiate des nouvelles formations. C’est là une manœuvre pour faire entériner à l’avance tout le processus combattu par la majorité de la communauté universitaire. La seule solution simple et claire est de proroger le dispositif actuel dans sa totalité, pour un an (y compris l’année de formation en alternance). Nous constatons aussi que l’augmentation des moyens promise par les pouvoirs publics ne s’est jusqu’à présent traduite que par le travestissement des dotations budgétaires de l’Etat (qui font en réalité apparaître une baisse sensible de nos moyens) et que les suppressions de postes pour l’année 2009 sont toujours maintenues.


Nous constatons encore que la réforme du statut des enseignants-chercheurs, loin de satisfaire les attentes des personnels concernés, continue d’aggraver les contradictions de la loi LRU. Inscrite dans la dernière version du projet de décret, la possibilité pour les enseignants-chercheurs de choisir librement l’établissement dans lequel ils souhaitent effectuer leurs activités de recherche empêchera les acteurs de l’université de conduire efficacement la politique scientifique de leurs établissements, telle que la loi LRU pourtant les invite à la construire de manière autonome. Et c’est encore la concurrence entre universités qui sera ainsi exacerbée. Cette nouvelle version d’un décret que la ministre ne finit pas de réécrire, est proprement irréaliste en ce qu’il hypothèquerait tout recrutement sur les bases d’un profil de recherche correspondant à la politique scientifique de l’établissement.


Notre sens des responsabilités nous appelle, enfin, à garantir la qualité des diplômes de l’année 2009. Nos universités ont acquis depuis longtemps une expérience en matière d’aménagement des modalités de validation des cursus en période de grève, et nous n’avons pas besoin d’injonctions pour prendre les mesures qui conviennent à la situation. La fébrilité manifeste de certains, qui les conduit, face aux revendications des étudiants, à préférer à l’échange d’arguments, celui de gestes violents, dans des altercations confuses, ne les qualifie pas pour donner des leçons de responsabilité. Il est plus que temps de négocier sérieusement en acceptant de traiter globalement une crise qui est globale, ce qui suppose d’abord de retirer, comme nous le demandons depuis plusieurs semaines, les projets de réforme controversés. Cette crise aurait pu être évitée et réglée en quinze jours au mois de janvier : poursuivons tous la mobilisation pour que cette crise ne pourrisse pas davantage l’année universitaire.


Pascal BINCZAK, Président de l’université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis Bernadette MADEUF, Présidente de l’université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense Georges MOLINIE, Président de l’université Paris IV La Sorbonne Philippe ROLLET, Président de l’université Lille I

Statut des BIATOSS

mars 29, 2009

Statuts des BIATOSS

I. Présentation des personnels BIATOSS

1. Composition = essentiellement 3 corps, eux-mêmes de 3 catégories (A,B,C) :

  • AENES = Administration de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur (ex-ASU = Administration Scolaire et Universitaire) ;
  • personnels de Bibliothèque ;
  • ITRF = Ingénieurs et Techniciens de Recherche et Formation.

2. Recrutement et mobilité

  • recrutement et mobilité par concours national / régional en général ;

recrutement sans concours par l’établissement : certains personnels sociaux, magasiniers ou ITRF d’échelle 3 ;

mobilité sans mouvement national pour les ITRF : embauche individuelle auprès des établissements.

3. Projet Pécresse après commission Schwartz

refonte en un seul corps, sur le modèle des ITRF (en // Livre Blanc sur la Fonction publique (FP) qui prévoit réduction des 500 corps et 200 statuts actuels de la FP à 50 cadres statutaires) :

recrutement sur le modèle de la FP territoriale (liste d’admissibilité valable de 1 à 3 ans + recherche d’emploi) et non plus par qualification fixée par un concours = à terme, suppression des concours [faire le // avec le projet de mastérisation des concours et la mise en place de diplômes d’aptitude = les masters d’enseignement qui pourraient suffire pour assurer la fonction d’enseignant] logique contractuelle et non plus statutaire (voir § III.1) ;

gestion du corps sur le modèle de la FP hospitalière (corps national à gestion locale avec tous pouvoirs au président de l’établissement et fin des promotions d’échelon automatiques) ;

pour les personnels de l’AENES, mise en place de PRP (postes à responsabilité particulière = avec contrat d’objectifs et missions particulières) par modification récente du code de l’Education (art. L.712-2, 7ème alinéa) =

(i) sans concours et sur base entretien embauche ;

(ii) recrutement annulé si le président d’université fait valoir son droit de veto (droit donné par la LRU) ;

(iii) poste unique par son profil particulier, d’où accroissement difficulté mutations ;

(iv) passage du statut de fonctionnaire d’état à fonctionnaire d’établissement avec perte des prestations sociales assurées par l’Etat.

II. Renforcement de la précarité

1. L’exemple de la catégorie C

  • plus de 50% des Biatos (51,6% exactement rapporter aux 850 BIATOSS de Lyon2) ;
  • ex. par corps = adjoints administratifs (= « secrétaires » dans la langue courante), magasiniers, adjoints techniques…

2. Déclarations Pécresse, 24/02, France-Inter

suppression catégorie C « qui n’est pas au cœur des préoccupations de l’université » ;

externalisation de cette catégorie. N.B. : l’externalisation concernera aussi d’autres catégories (« gestion des ressources humaines », comptabilité…). La catégorie C exemplifie surtout le devenir commun à beaucoup de BIATOSS…

bilan :

(i) s’attaquer à et fragiliser la catégorie la plus importante en nombre ;

(ii) ouvrir la voie à l’embauche de personnels précaires, souvent sur la base d’un contrat de 10 mois (= économie des salaires des mois de juillet/août) – sachant qu’actuellement, il y a déjà environ 30% de précaires chez les BIATOSS et que 70% de ces personnels précaires de catégorie C ont un contrat de 10 mois ;

(iii) ouvrir la voie à l’embauche de personnels du privé (sous-traitance) [N.B. : voir Plan Campus = risque important pour magasiniers !].

3. Politique de « gestion des ressources humaines »

dans le cadre de la Loi Organique relative à la Loi de Finances (LOLF) :

(i) principe de fongibilité asymétrique permettant une réduction de l’emploi au profit du fonctionnement et/ou de l’équipement (mais pas l’inverse, càd équipement > emploi !) ;

(ii) mise en place du budget global (responsabilités et compétences élargies des universités de la LRU) impliquant pour sa mise en place le renforcement de l’encadrement administratif (GRH, service financier…) création d’emplois impossible, si ce n’est :

par transformation d’emplois de catégorie A : 1 emploi A = 2 emplois C (mais catégorie C au cœur des suppressions et externalisations, voir § II.2 !) ;

par recrutement de contractuels (intérim) = accroissement de la précarité…

dans le cadre de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) : logique comptable, mutualisations, non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux… et externalisation.

III. Augmentation des inégalités

1. Le statut de la fonction publique

  • distinction essentielle, définitoire de la fonction publique = différence grade / emploi ;

[distinction mise à mal chez les enseignants-chercheurs par le projet de décret sur les statuts : p.ex. 2 maîtres de conférence, de même grade donc, pourront avoir des emplois d’enseignant-chercheur de contenus différents (+/- enseignement et de recherche) ;]

même mise à mal – déjà en partie effective – chez les BIATOSS par mise en place croissante des PRP avec un volet « compétences » dont on attend des « résultats » un poste de secrétaire ne sera plus égal à un poste de secrétaire, selon les compétences définies et les résultats attendus ;

bilan :

(i) dilution des statuts ;

(ii) inégalités croissantes entre personnels de même grade et difficulté de mutation : le profilage des postes (compétences / résultats) implique généralement la non-équivalence de deux postes de même grade dans deux composantes différentes ;

(iii) répercussions sur les salaires (voir ci-dessous).

2. La double modulation du salaire

  • salaire actuel = revenu fixe indiciaire + part indemnitaire ;

projet de mise en place d’une « prime fonctions et résultats » (PFR) = salaire au mérite

(i) modulation du régime indemnitaire : le salaire indiciaire fixe est stagnant (dérisoire augmentation du point d’indice), tandis que la part indemnitaire variable croît dans la PFR, la prime de fonctions représente 60% des primes, la prime résultats, 40% ;

(ii) modulation individuelle du salaire : les résultats font l’objet d’une évaluation annuelle et individuelle, contestable mais dans le cadre d’une procédure très dissuasive [évaluation déjà mise en place : décret n°2007-1365 du 17/09/2007] ;

bilan :

(i) dilution du salaire dans les primes et précarisation du revenu – sachant de plus que les personnels précaires ne touchent pas de primes !

(ii) individualisation des carrières et mise en concurrence des personnels par l’obligation de résultats = négation de l’idée que les missions de service public sont d’autant plus efficaces qu’elles sont menées collectivement ;

(iii) exploitation des personnels : pour atteindre les résultats et avoir un salaire complet, l’employé sera sans doute souvent contraint de faire des heures supplémentaires ;

(iv) difficulté de mutation, deux postes « identiques » n’étant pas rémunérés de la même façon, selon la part des primes… P. ex. en cas de difficultés dans son poste, une personne souhaitant muter dans un autre service sur un poste de même grade, pourra se voir proposer un poste moins rémunéré, parce que différemment profilé…

IV. Conclusion

C’est la même logique que celle qui pèse sur les enseignants-chercheurs, mais un cran plus loin dans la précarisation et la modulation… L’objectif avoué est celui d’une GRH « gestion des ressources humaines » : les missions de service public, la sécurité et le bien-être des personnels de la fonction publique ne sont plus de mise, seule la gestion comptable l’emporte.

Ph. Selosse, Lyon2, SNESUP / Pour une Autre Université

(et un grand merci aux camarades du SNASUB !)

Action du 2 avril : Palais de la Découverte

mars 28, 2009

Dans le cadre de la journée d’action des B-IAT-OSS du 2 avril, pour montrer notre refus du démantèlement programmé du système de recherche et d’éducation français, et pour rendre en particulier la mobilisation des B-IAT-OSS plus visible, on propose de se réunir devant

le Palais de la Découverte,
avenue Franklin Roosevelt,
jeudi 2 avril à 10h

Cette action est initiée par les B-IAT-OSS de Paris 13. Elle est soutenue par la 7eme CNU (Strasbourg), SLU et SLR, et il y aura probablement des médias. Pour que la mobilisation des B-IAT-OSS soit le plus visible possible, on recommande aux B-IAT-OSS de venir avec le gilet jaune, et/ou le masque blanc. On peut aussi dessiner un symbole de son métier sur le gilet, comme proposé sur cette liste de diffusion récemment.

Rappelons au passage que le Palais de la Découverte est lui aussi menacé en ce moment par un projet de fusion avec la cité des sciences (http://palais-decouverte.eitic.org/index2.php)

Accès au Palais de la Découverte :

  • Autobus : lignes 28, 42, 52, 63, 72, 73, 80, 83, 93

  • R.E.R. C : Invalides

  • Métro : Champs Elysées-Clemenceau (Lignes 1 et 13) ou Franklin-D.-Roosevelt (lignes 1 et 9)

Venez nombreux avec vos banderoles, tracts, et cornes de brume ! SuperBIATOSS aura besoin de vous

Motion Avignon

mars 27, 2009

MOTION DES PERSONNELS DE BIBLIOTHÈQUE DE

L’UNIVERSITÉ D’AVIGNON

Le personnel du Service commun de la documentation de l’Université d’Avignon et des pays de Vaucluse affirme son ancrage dans le mouvement de mobilisation des universités et s’associe aux motions votées par la coordination nationale des universités contre la loi LRU (Libertés et Responsabilités des Universités).

Comme les enseignants-chercheurs, les étudiants et tous les salariés du secteur public, nous BIATOSS, voulons défendre un service public de qualité ouvert à tous et respectueux de la justice sociale.

Partie intégrante de l’université, nous sommes les premiers à subir les conséquences de cette loi qui attaque nos emplois, nos statuts, nos salaires et nos carrières. Les attaques que nous subissons procèdent d’une même politique contre le service public en général (RGPP) et les atteintes aux différents organismes de recherche (Pacte pour la recherche).

Quelques effets de la LRU

Suppression de la sous-direction des bibliothèques, dans le nouvel organigramme du Ministère de l’enseignement supérieur, paru au JO du 17 mars 2009. Ce relais des bibliothèques était le garant de la filière des métiers des bibliothèques et de politiques documentaires nationales de réseaux documentaires.

Diminution du rôle du directeur de bibliothèque universitaire, vidé de toute substance par le décret n° 2009-207 du 19 février 2009 : il ne dirige plus ni son personnel, ni son budget, et ne participe plus (à titre consultatif) aux conseils de l’université.

Disparition programmée de la catégorie C,

  • Les magasiniers de bibliothèque, personnels aux missions et à la formation

très spécifiques, sont menacés (emploi de moniteurs-tuteurs étudiants sur des missions de service public, non remplacement des départs à la retraite, Fusion des corps, projet de fusion avec les ITRF, etc.)

Privatisation et mise en concurrence des personnels

  • Privatisation de nombreuses fonctions et recours aux emplois précaires pour

des besoins permanents

  • Mise en concurrence des personnels par l’instauration de primes au mérite

(Prime Fonctions Résultats…) et l’individualisation des carrières.

Les personnels de la Bibliothèque universitaire d’Avignon demandent instamment :

le retrait de la loi LRU (Libertés et Responsabilités des Universités) et de tous ses décrets d’application.

La fin du processus d’externalisation des tâches administratives et techniques, qui menacent les personnels BIATOSS et ITA, notamment les catégories C.

La résorption de la précarité, par la titularisation de tous les contractuels et un plan pluriannuel de recrutement statutaire

L’ensemble du personnel du SCD invite tous les personnels BIATOSS de l’UAPV à analyser les conséquences de la loi LRU dans leurs services respectifs et à diffuser leurs conclusions à l’ensemble de la communauté universitaire.

Fait le 26 mars 2009 par le personnel du SCD de l’UAPV

Statut des BIATOSS

mars 27, 2009

I. PRESENTATION DES PERSONNELS BIATOSS

1. Composition =

essentiellement 3 corps, eux-mêmes de 3 catégories (A,B,C) :

  • AENES (administratif de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, ex ASU) = Administration Scolaire et Universitaire
  • personnels de Bibliothèque
  • ITRF = Ingénieurs et Techniciens de Recherche et Formation.

2. Recrutement

  • par concours national / régional pour les ASU et Biblio.
  • pas de mouvement national : ITRF ⇒ embauche individuelle auprès des établissements.

3. Projet Pécresse après commission Schwartz

bombe refonte en un seul corps, sur modèle ITRF = suppression concours et recrutement sur aptitude (et non plus par qualification fixée par un concours [faire le // avec le projet de mastérisation des concours et la mise en place de diplômes d’aptitude = les masters d’enseignement qui pourraient suffire pour assurer la fonction d’enseignant]

bombe pour les personnels de l’ASU, mise en place de PRP (postes à responsabilité particulière = avec contrat d’objectifs et missions particulières) par modification récente du code de l’Education (art. L.712-2, 7ème alinéa) =

(i) sans concours et sur base entretien embauche ;

(ii) recrutement annulé si le président d’université fait valoir son droit de veto (droit donné par la LRU) ;

(iii) poste unique par son profil particulier, d’où accroissement difficulté mutations ;

(iv) passage du statut de fonctionnaire d’état à fonctionnaire d’établissement avec perte des prestations sociales assurées par l’Etat.

II. RENFORCEMENT DE LA PRECARITE

1. Le cas de la catégorie C

  • plus de 50% des Biatos (51,6% exactement ⇒ rapporter aux 850 BIATOSS de Lyon2) ;
  • ex. par corps = secrétaire, magasinier, adjoint technique…

2. Déclarations Pécresse, 24/02, France-Inter

  • suppression catégorie C « qui n’est pas au coeur des préoccupations de l’université » ;
  • externalisation de cette catégorie ;
  • bilan :

(i) s’attaquer à et fragiliser la catégorie la plus importante en nombre ;

(ii) ouvrir la voie à l’embauche de personnels précaires, souvent sur la base d’un contrat de 10 mois (= économie des salaires des mois de juillet/août) – sachant qu’actuellement, il y a déjà environ 30% de précaires chez les BIATOSS et que 70% de ces personnels précaires de catégorie C ont un contrat de 10 mois ;

(iii) ouvrir la voie à l’embauche de personnels du privé (sous-traitance) [N.B. : voir Plan Campus = risque important pour magasiniers !].

III. AUGMENTATION DES INEGALITES

1. Le statut de la fonction publique

  • distinction essentielle, définitoire de la fonction publique = différence grade / emploi ; [

bombe distinction mise à mal chez les enseignants-chercheurs par le projet de décret sur les statuts : p.ex. 2 maîtres de conférence, de même grade donc, pourront avoir des emplois d’enseignant-chercheur de contenus différents (+/- enseignement et de recherche) ;]

bombemême mise à mal – déjà en partie effective – chez les BIATOSS par mise en place croissante des PRP avec un volet « compétences » dont on attend des « résultats »⇒ un poste de secrétaire ne sera plus égal à un poste de secrétaire, selon les compétences définies et les résultats attendus ;

bombebilan :

(i) dilution des statuts ;

(ii) inégalités croissantes entre personnels de même grade et difficulté de mutation : le profilage des postes (compétences / résultats) implique généralement la nonéquivalence de deux postes de même grade dans deux composantes différentes

(iii) répercussions sur les salaires (voir ci-dessous).

2. La double modulation du salaire

  • salaire actuel = revenu fixe indiciaire + part indemnitaire ;

bombe projet de mise en place d’une « prime fonctions et résultats » (PFR)

(i) modulation du régime indemnitaire : le salaire indiciaire FIXE est stagnant (dérisoire augmentation du point d’indice), tandis que la part indemnitaire VARIABLE croît ⇒ dans la PFR, la prime de fonctions représente 60% des primes, la prime résultats, 40% ;

(ii) modulation individuelle du salaire : les résultats font l’objet d’une évaluation annuelle et individuelle, contestable mais dans le cadre d’une procédure très dissuasive [évaluation déjà mise en place : décret n°2007-1365 du 17/09/2007] ;

bombe bilan :

(i) dilution du salaire dans les primes et précarisation du revenu – sachant de plus que les personnels précaires ne touchent pas de primes !

(ii) individualisation des carrières et mise en concurrence des personnels par l’obligation de résultats = négation de l’idée que les missions de service public sont d’autant plus efficaces qu’elles sont menées collectivement ;

(iii) exploitation des personnels : pour atteindre les résultats et avoir un salaire complet, l’employé sera sans doute souvent contraint de faire des heures supplémentaires ;

(iv) difficulté de mutation, deux postes « identiques » n’étant pas rémunérés de la même façon, selon la part des primes… P. ex. en cas de difficultés dans son poste, une personne souhaitant muter dans un autre service sur un poste de même grade, pourra se voir proposer un poste moins rémunéré, parce que différemment profilé…

IV. CONCLUSION

bombeC’est la même logique que celle qui pèse sur les enseignants-chercheurs, mais un cran plus loin dans la précarisation et la modulation… L’objectif avoué est celui d’une GRH « gestion des ressources humaines » : les missions de service public, la sécurité et le bienêtre des personnels de la fonction publique ne sont plus de mise, seule la gestion comptable l’emporte.

Ph. Selosse, Lyon2, SNESUP / Pour une Autre Université (et un grand merci aux camarades du SNASUB !)

PRINTEMPS DES COLERES A NANTERRE JEUDI 26

mars 25, 2009

LE PRINTEMPS DES COLERES : EPISODE I
Accès : RER A Nanterre Université
L’Université de Paris X Nanterre en lutte invite :

– les enseignant(e)s-chercheur(e)s, les chercheur(e)s, les étudiant(e)s, les
personnels BIATOSS, les personnels des IUFM. mobilisé(e)s
– les acteurs et actrices des mouvements sociaux qui s’opposent au
démantèlement des services publics et aux atteintes aux libertés.

à venir échanger et débattre,

à poursuivre ensemble la construction de l’expression convergente de notre
résistance,

mais aussi à manger et à rire sur le campus de nanterre (sur les pelouses s’il
fait beau, dans les halls des bâtiment B et A en cas de pluie)

JEUDI 26 MARS 2009, de 10h à 15h

Au programme :

10h – 12h : dix tables-rondes simultanées de conférences et débats

12h-13h : meeting (regroupement des différentes tables-rondes)

13h-15h : grand pique-nique et « ambiance guinguette » sur la pelouse du
campus

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Projet de tables-rondes après échanges multiples (lundi 23 mars)

– Table-ronde n°1 : Après deux mois de mobilisation, quelles réponses sont
apportées par le gouvernement face à la contestation des projets de réforme
à l’Université et dans la Recherche ?

Coordination : Christine Sellin-Catta (département d’histoire, Paris X)

Invité(e)s pressenti(e)s : Isabelle This-Saint-Jean (Sauvons la recherche, à
partir de 11h30).

– Table-ronde n°2 : La masterisation ou la fin de l’enseignement secondaire
public

Coordination : Anne Trevise, Claude Dorey, Bernard Cros (départements d’anglais,
université Paris X)

– Table-ronde n°3 : La situation des personnels BIATOSS : en quoi sont-ils
concernés par la LRU ? Quelles revendications ?

Coordination : Intersyndicale BIATOSS de Paris X.

– Table-ronde n°4 : Les atteintes aux libertés publiques et à l’organisation
de la Justice

Coordination : Odile Roy (UFR de Droit, Université Paris X)

– Table-ronde n°5 : Les enjeux de la Culture

Coordination : Jean-Albert Bron (département Arts et Spectacles, Paris X)

– Table-ronde n°6 : Les droits des femmes en danger, l’égalité dans l’impasse
?

Coordination : Sabine Fortino (département de sociologie, Université Paris
X).

Invité(e)s pressenti(e)s : Mouvement Français pour le Planning familial,
association Effigies, Coordination nationale pour les droits des femmes,
Etudions Gayement, Commissions anti-sexistes de SUD-étudiant et CNT.

-Table-ronde n°7 : (In)justice environnementale, (in)justice sociale au sud
/ Crise écologique et « développement durable » au nord : des questions pour
tous ?

Coordination : Frédéric Landy, Monique Poulot, Chloé Buire et Frédéric
Dufaux (département de géographie, Paris X), Jean Gardin (Paris I)

– Table-ronde n°8 : Crise économique, réponses à la crises : la relance en
question

Coordination : Thierry Labica (département d’anglais, Université Paris X)

Invité(e)s pressenti(e)s : Postiers du 92 en grève, Cheminots, salariés de
Renault Flins

– Table-ronde n°9 : Contre-réformes dans le secteur de la Santé, Lois
Bachelot : punir ou soigner dans un contexte de restriction budgétaire

Coordination : Patricia Attigui, Cyrille Bouvet (UFR SPSE Université paris
X)

– Table-ronde n°10 : l’éducation en danger : réforme Darcos des programmes
scolaires, menaces sur l’école maternelle et sur l’éducation « informelle ».

Coordination : Sarah Devogue (département de sciences de l’éducation)

Proposition d’intervention : Sylvain Gavroy (étudiant en sociologie, membre
de l’association « Aroeven