Archive for février 2010

67% des BIATOSS de Paris 8 ont boycotté l’entretien professionnel

février 26, 2010

Cela faisait plusieurs mois que nous demandions un bilan statistique de la tenue des entretiens professionnels à Paris 8. Celui-ci nous a été communiqué au cours du dernier CTP (voir fichier joint). Il apparaît que 67% des personnels de l’université n’ont pas suivi cet entretien qui, rappelons le, conditionnera à l’avenir nos rémunérations et nos carrières. Nos collègues, sensibilisés sur le sujet, ont donc massivement adhéré à la démarche de boycott à laquelle nous appelions. Ce résultat laisse espérer que tout n’est pas joué, même si la mobilisation ne peut être que nationale.

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Les personnels BIATOSS de Paris Dauphine en colère

février 26, 2010

A l’Université Paris-Dauphine, les personnels de bibliothèque, administratifs, ingénieurs, techniciens, ouvriers et de service de santé sont en colère ! Devant le refus de toute négociation, nous, personnels BIATOSS, avons manifesté une fois de plus notre mécontentement lors de l’assemblée générale du 23 février 2010. Parce que nous sommes attachés à remplir pleinement nos missions de service public, nous avons accepté des conditions de travail de plus en plus pénibles. Aujourd’hui les conditions que nous subissons ne nous permettent plus de faire face aux objectifs qui nous sont imposés. Dauphine, pendant très longtemps, a été incapable de mettre en œuvre des outils permettant son bon fonctionnement. C’est uniquement grâce à notre investissement que l’ensemble des services a pu rester performant malgré des moyens de gestion très archaïques. Nous avons tous contribué à la notoriété de Dauphine ! Aujourd’hui Dauphine se lance dans la « modernisation des services » et nous pourrions nous en réjouir, mais force est de constater qu’elle ne met pas les moyens humains indispensables à cette transformation si nécessaire et que cette modernisation se fait contre nous. De nombreux rapports (AERES, MESR, Cour des Comptes) ont, comme nous, dénoncé les dysfonctionnements de l’université. Nous n’avons qu’une seule revendication : la reconnaissance du rôle que nous jouons au sein de l’université et le respect du travail que nous effectuons.

Nous n’acceptons plus de faire des heures supplémentaires sans rémunération.

Nous demandons le recrutement de personnels titulaires dans les services où les carences sont manifestes.

Nous exigeons que les CDD des personnels concernés soient requalifiés et revalorisés. La précarité doit cesser par la régularisation en CDI, comme dans d’autres grandes universités. 

Nous refusons la remise en cause des horaires aménagés, condition essentielle au bon fonctionnement des services.

 Nous demandons une prime d’établissement égale pour tous les personnels alors qu’une prime « au mérite » attribuée à 60% d’entre eux risque de ne plus concerner que 40% des effectifs.

Nous dénonçons le mode de gouvernance de Dauphine, l’arbitraire de sa direction, l’opacité de ses décisions et une gestion de gré à gré.

 Nous déplorons la méconnaissance par la direction du fonctionnement des services et des activités du personnel qui conduit à la négation même de notre investissement et de nos compétences. Dauphine, contrairement à d’autres universités, n’a jamais été particulièrement démunie. Elle se lance pourtant dans une quête effrénée de financements : création de chaires et de fondations, forte hausse des ponctions sur la formation continue et l’apprentissage, augmentation spectaculaire des droits d’inscription à la rentrée 2010…

 Un seul constat possible : la quête obsessionnelle de moyens financiers ne bénéficie absolument pas à l’ensemble des personnels.

L’avenir, tel qu’il se dessine, ne peut qu’aggraver une situation déjà devenue insupportable ! Ce combat n’est pas seulement le nôtre ! Ce combat est au service de tous, étudiants, enseignants et administratifs !

L’Intersyndicale CGT-FSU-UNSA